Activité Solaire
L'activité solaire varie selon un cycle d'environ 11 ans qui a été caractérisé pour la première fois par l'astronome amateur allemand Heinrich Schwabe.
Les cycles solaires sont numérotés à partir du maximum de 1761. Le cycle 23 a atteint son maximum en 2001 et se termine en 2007/2008.
Au cours d'un cycle solaire, on observe notamment une évolution :
- du nombre de taches solaires;
- du rayonnement solaire, d'environ 0.1%;
- de la fréquence des éruptions solaires, des éjections de masse coronale, et donc des orages magnétiques sur Terre;
- du rayonnement électromagnétique, des ultra-violets aux rayons X, ainsi que des sursaut radioélectriques solaires;
- du flux de rayons cosmiques pénétrant dans le système solaire.
L'évolution du nombre de taches solaires est mesurée par l'intermédiaire du Nombre de Wolf. Ces données ne sont pas reprises ici
mais sont disponible sur le site du Solar Influences Data Analysis Center (SIDC) en Belgique :
Sauf précision contraire, les données ci-dessous sont issues du Space Weather Prediction Center (SWPC) :
Flux moyen de rayons X entre 1 et 8 Å
Le flux de rayons X moyenné (X-ray background flux en anglais) est une moyenne journalière du flux de rayons X mesuré dans la plage de 1 à 8 Å par les satellites GOES.
Cette moyenne est centrée sur la mi-journée et vise à réduire les effets des éruptions solaires.

Ce graphique traduit l'évolution du flux de rayons X moyenné depuis 1994 :
- les points rouges représente la valeur journalière;
- la ligne rouge représente la moyenne mensuelle.
Eruptions Solaires Rayons X
Les éruptions solaire de rayons X sont classées en fonction de l'intensité maximale de leur flux dans les longueurs d'onde entre 1 et 8 Å mesurée par les satellites GOES.
- Les éruptions de classe X correspondent à des niveaux supérieurs ou égaux à 10-4 W/m². Ces événements peuvent causer des perturbations des communications radio à grande échelle;
- Les éruptions de classe M correspondent à des niveaux supérieurs ou égaux à 10-5 W/m² et inférieurs à 10-4 W/m². Elles peuvent causer des perturbations radio limitées, plus particulièrement dans les régions polaires;
- Les éruptions de classe C correspondent à des niveaux supérieurs ou égaux à 10-6 W/m² et inférieurs à 10-5 W/m². Elles n'ont pas de conséquences significatives sur Terre.

Ce graphique traduit l'évolution mensuelle du nombre d'éruptions de rayons X depuis 1995 :
- la barre jaune represente le nombre d'éruptions de classe C;
- la barre orange represente le nombre d'éruptions de classe M;
- la barre rouge represente le nombre d'éruptions de classe X;
- la ligne bleue represente le nombre d'événements SID détectés par cette station (depuis 2006).
Eruptions Solaires Optiques
Les éruptions solaires optiques sont classées selon leur angle solide lorsque leur luminosité est maximale en H-alpha (à la longueur d'onde de 656.3 nm).
- les éruptions de classe 4 correspondent à un angle solide supérieur ou égal à 24.8 degrés carrés;
- les éruptions de classe 3 correspondent à un angle solide entre 12.5 et 24.7 degrés carrés;
- les éruptions de classe 2 correspondent à un angle solide entre 5.2 et 12.4 degrés carrés;
- les éruptions de classe 1 correspondent à un angle solide entre 2.1 et 5.1 degrés carrés;
- les éruptions de classe 0 correspondent à un angle solide inférieur ou égal à 2.0 degrés carrés.
Un degré carré correspond à une aire de 1.214·104 km² à la surface du soleil, soit 48.5 millionième de l'hémisphère visible.
Les classes d'éruptions optiques sont habituellement suivies des lettres F (Faible), N (Normale), ou B (Brillante) pour qualifier leur luminosité.

Ce graphique traduit l'évolution mensuelle du nombre d'éruptions optiques depuis 1995 :
- la barre jaune represente le nombre d'éruptions de classe 0;
- la barre orange represente le nombre d'éruptions de classe 1;
- la barre orange foncée represente le nombre d'éruptions de classe 2;
- la barre rouge represente le nombre d'éruptions de classe 3.